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Archives pour la catégorie ‘écologie’

consoGlobe, 2 prix de l’entreprise éthique

21/11/2009

On pourra le confirmer très bientôt mais selon des indiscrétions, il semble que consoGlobe ait été nominé puis primé lors de 2 compétitions :

- la Fevad - qui réunit la profession de la vente à distance et de l’ecommerce - remet tous les ans ses prix des Favoris de l’e-commerce français : le vendredi 26 novembre 09, consoGlobe est convoqué pour … recevoir le Grand prix de la catégorie “éthique”.

- Début décembre, c’est le réseau Alliances qui remettra à son tour le prix de l’entreprise éthique. Le but de ce prix Ethique ? Récompenser les entreprises qui font plus que les obligations légales en matière d’éthique et de responsabilité sociale. consoGlobe a été retenue parmi les finalistes pour récompenser non seulement sa vocation qui consiste à convertir les consommateurs à une consommation éthique et durable mais aussi pour ses autres engagements.

Parmi ces engagements éthiques de consoGlobe, qui vont au-delà de son activité normale, citons son très grand soutien du projet Professionnel d’un jour pour les étudiants, sa politique salariale et sociale, ses colis écologiques, le soutien de l’association Achat du coeur et son traitement du service client. Bref, une reconnaissance pour cette jeune entreprise portée par une équipe engagée.

Rendez vous dans quelques jours pour connaître le résultat définitif de ces 2 prix de l’entreprise éthique.

Le best du web, écologie , ,

La crise au secours de l’environnement

11/03/2009

On ne s’en étonne pas, autant l’accélération de la consommation de ressources accentue la surexploitation des ressources naturelles consommées, autant la crise ralentit ce prélèvement sur l’environnement. Plusieurs des industries les plus sales vont disparaître grâce au ralentissement économique.

La crise fait ce que les politiques vertes n’ont pas réussi

Depuis 20 ans beaucoup d’industries polluantes ont migré dans des pays où les contraintes règlementaires en matière d’environnement sont moins strictes et parfois de simples recommandations.

La récession économique impacte en priorité les industries et usines les moins performantes, les moins modernes, les plus polluantes.

  • En Chine par exemple, des milliers d’usines du Delta de la Rivière des Perles ont fermé leurs portes  depuis plusieurs mois, qu’il s’agisse de pièces automobiles, d’électronique ou de produits de consommation courante. Le passage d’un taux de croissance de 13% en 2007 à 6,8% au 4ème trimestre 2008 a eu un impact majeur dans les villes exportatrices de la côte. Ainsi à Dongguan où 10% des 22 000 usines ont fermé en un an. Dans la province du Zheijang au sud de Changaï, plus de 60 000 petites usines ont fermé. Les survivantes ont réduit leur production et par conséquence réduit les transports terrestres émetteurs de gaz d’échappement. L’air est visiblement plus respirable avec 65 journées avec pics de pollution en moins par rapport à 2007. La pression due au flot de déchets s’est allégée.
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  • Au Mexique, les usines tournevis de Ciudad Juarez, de Monterrey ou de Toluca ont réduit leurs expéditions vers les Etats-Unis de 40%.
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  • En Inde, des usines métallurgies vétustes, fortement émettrices de dioxyde de soufre responsable des pluies acides, ont été fermées dans la région de New Dehli : -85% d’émission en octobre 2008 par rapport à octobre 2007 selon Newsweek.
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  • En Europe, on estime que la crise économique actuelle va permettre d’économiser l’émission de 100 millions de tonnes de C02 du fait d’une moindre activité des acteurs économiques, ce qui aura un impact modérateur du réchauffement climatique.  Aux USA, les émissions de dioxyde de carbone économisées seront du même ordre.

En soi, compter sur la crise pour nettoyer notre modèle économique ne peut évidemment pas être une stratégie fiable à moyen terme. Cependant, il est clair que l’élimination des dispositifs économiques polluants et vétustes, accompagné de la modernisation de ce qui survit à la crise, est une opportunité.

Une mutation écologique forcée par le ralentissement économique

Le Brésil est un exemple évident du bénéfice environnemental de la crise : la déforestation de la forêt primaire* d’Amazonie a diminué de 70% en 2008 de novembre à janvier par rapport à 2007. Carlos Minc, le ministre brésilien de l’environnement, l’a bien noté : « le cours du soja chute et la réduction du prix des matières premières va réduire la pression sur la forêt ».

La moindre consommation dans les pays occidentaux a pour conséquence une diminution des exportations de bois, ce qui ne peut que calmer les chiffres effarants de la déforestation dans le monde.

  • Près des deux tiers des 200 millions de tête de bétails du Brésil paissent là où il y avait jadis la forêt primaire. La chute de 51% des prix de la viande de boeuf** en un an ajouté à la raréfaction des crédits accordés aux agriculteurs sont autants de répit pour la forêt.
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  • Mieux, la FAO estime que 10 millions de nouveaux “emplois verts” pourraient être créés en investissant dans la gestion durable des forêts : les Etats-Unis et la République de Corée, ont inclus la foresterie dans leurs plans de relance économique. De même, le reboisement est un volet important du programme de garantie de l’emploi rural en Inde..
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  • Hervé Kempf dans le Monde du 21 octobre 2008, explique que la contraction du trafic aérien qui ralentit et des ventes d’automobiles « devrait mécaniquement réduire les émissions de gaz à effet de serre ». Il mentionne aussi « le ralentissement de l’immobilier [qui] va freiner l’étalement urbain » et « des projets d’infrastructures détruisant des écosystèmes naturels [qui] pourraient être remis en cause du fait de leur mauvaise rentabilité ».
  • La tentation de l’autruche face la crise

    Il y a un risque de voir les gouvernements oublier la nécessité de soutenir et favoriser la lutte contre le réchauffement climatique pour se concentrer sur la gestion immédiate de la crise. La préoccupation écologique risque de se retrouver oubliée face à la pression du chômage et du pouvoir d’achat. Les  Autorités allemandes ont freiné l’adoption de normes de pollution automobile contraignantes et les différents plans de soutien en faveur de l’automobile ne sont pas franchement pro-environnement.

  • Certains chefs d’entreprise, notamment en Chine, essaient de faire pression sur les autorités pour qu’elles allègent les reglémentations écologiques qui seraient un frein à leur compétitivité.  Beaucoup d’autres veulent éviter ce qui serait un contre-sens historique en faisant d’une contrainte, la crise, une opportunité, celle de mettre du vert dans la relance.Cette volonté de doper le green business comme levier de sortie de crise ne prévaut pas que dans le plan Obama ou en Suède.Même le premier ministre chinois, Wen Jiabao, veut que son plance de relance de 585 milliards de dollars aide à rendre l’”économie plus verte”. Le Ministre de l’environnement chinois a d’ailleurs rejeté 11 projets sous le prétexte qu’ils consommaient trop d’énergie ou étaients trop polluants.
  • Mme Lins, la Secrétaire générale du Conseil Européen des Energies Renouvelables, estime que la crise aura un impact sur les politiques publiques : « les investisseurs publiques vont se tourner vers des énergies renouvelables et des études énergétiques ; ce sont des investissements dont les coûts sont inférieurs à ceux des infrastructures d’énergies conventionnelles ».
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  • Face à la crise, les constructeurs automobiles multiplient les annonces d’investissement dans les technologies propres comme la voiture électrique.

    Une mutation de fond de notre modèle économique ?

    A notre niveau, celui des citoyens consommateurs, l’attention portée à notre budget fait nous tourner vers des produits générant des économies : or beaucoup de ces produits sont des produits écologiques (chargeurs de piles ou de téléphone solaire ou à manivelle, économiseurs d’eau, panneaux solaires, récupérateurs d’eau de pluie, etc.) Par ailleurs, la crise nous incite à mieux conduire pour moins consommer de carburant.

Décidemment, dans cette crise tout n’est pas si noir… voyons-en les côtés positifs.

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* Entre 13 et 15 millions ha de forêts/ an disparaissent chaque année.

** Il faut un litre de pétrole et 10000 litres d’eau pour produire 1 kilo de viande. 273 millions de tonnes de viandes sont produites chaque année dans le monde. L’élevage intensif de bovins occupe 30 % des surfaces émergée de la terre, les animaux laitiers et de boucherie représentent 20 % de toute la biomasse animale. Ce secteur est responsable de 18 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

écologie ,

La crise au secours d’un Grenelle moribond

01/03/2009

Le processus de Grenelle avait soulevé l’espoir d’une révolution écologique, d’un vrai tournant dans notre approche de l’économie. Mais, malgré un processus qui a associé de nombreuses personnalités, ONG, associations écolo au pouvoir parlementaire et exécutif, la montagne de Grenelle a accouché d’une souris.

 De l’aveu même des Verts, pourtant bienveillants envers le Grenelle, les résultats ont été en demi-teinte, loin des objectifs évoqués de révolution (écologique) de société. « Le Grenelle de l’environnement [a été] un épiphénomène déjà loin des soit-disant « révolution » ou même « mutation » promis par Borloo. […] Après le travail titanesque des associations pour le Grenelle, et devant l’enjeu planétaire que nos choix induisent aujourd’hui en la matière, le souriceau qui vient de naître n’est guère plus qu’une politesse faite à l’environnement »[1]

Passer à une approche individuelle de la politique écologique

 De fait, ce n’est pas avec les seuls acquis du Grenelle I de l’environnement que ce fera la transformation sociale et écologiste de notre société et de nos économies. Trop de mesures en demi-teintes ou truffées d’exemptions et une vision trop « macro » et administrative des réformes ne vont pas doper la diffusion de l’écologie dans le quotidien de nos concitoyens. Prenons l’exemple des énergies renouvelables dans le contexte du Peak oil quasiment atteint :

 Coincés entre la menace d’un charbon abondant pour des siècles[2], une industrie nucléaire peu émettrice de C02 mais ayant l’inconvénient de mobiliser des investissements énormes avec la délicate question des déchets, les énergies renouvelables soulèvent de nombreux espoirs. Pourtant, même en tenant compte d’une politique de promotion agressive de ces énergies renouvelables, elles ne pourront pas assurer nos besoins futurs en énergie, loin s’en faut[3]. Ce n’est pas une raison pour ne pas les promouvoir, surtout maintenant que le pétrole est à nouveau à un prix accessible.

Certes, la politique qui consiste à soutenir l’implantation de grandes unités de production solaires, éoliennes, géothermiques, … est nécessaire mais les Pouvoirs publics font trop l’impasse sur le soutien de la micro-production d’énergies. Ce n’est pas le gigantisme technologique qui nous sauvera mais bel et bien la diffusion massive d’outils d’autoproduction énergétique par les entreprises et les particuliers.

La production individuelle ou communautaire d’énergie avec toute la panoplie du Renouvelable (économies d’énergie, biomasse, solaire, photovoltaïque, panneau solaire, éolien, géothermie, aérothermie, …) passe par le soutien d’une offre et d’une demande en services et produits pour le grand public. En France, le grand public a un fort besoin de conseils et de « carottes » avant de s’engager dans cette voie et d’investir son argent. Il existe déjà des dispositifs d’incitation mais beaucoup plus pourrait être fait pour faire émerger une filière décentralisée d’outils de production de petites tailles puissante.

C’est un libéralisme vert qui, encouragé et soutenu par la demande du public, fera émerger chez de jeunes agriculteurs, des particuliers, des TPE et PME, des formes rentables d’activité économique. Une vraie économie verte ne peut se développer à la marge avec des macro-projets ou des incitations fiscales qui ne changent pas les comportements en profondeur. Les Français sont-ils prêts pour cette évolution ?

 

Le pouvoir d’achat et la crise au secours de l’écologie ?

 Il y a des raisons d’être optimiste. L’énorme emphase mise par les médias sur les questions de pouvoir d’achat et de budget sont favorables à un virage vers des pratiques plus écologiques. Sur le portail écolo consoGlobe.com les services ou les produits faisant économiser de l’argent sur le thème « Ecologie = économies » sont particulièrement populaires[4]

en cette fin d’année et l’année commence sous les auspices des « 31 bonnes résolutions » pour 2009.

En un mot, on n’arrive à vraiment vendre que des produits qui font faire des économies et qui ne sont pas chers (chargeurs de piles, fontaines à eau gazeuse, boules de lavage, service de don, d’échange, ou de location). 

 Dans le « marketing mix » de l’offre de produits écologiques, le facteur prix reste dominant. Le grand public n’est pas prêt à payer plus de 5% de surcoût pour passer à des achats de produits verts. Dans les faits, seuls les produits écolo offrant une qualité supérieure avec un prix identique se vendent réellement bien.

De même, une politique de soutien à la promotion de comportements vertueux (compost = moins de poubelles = moins de taxes sur le ramassage d’ordures) ou d’investissements personnels (isolation thermique, installation d’une pompe à chaleur, etc. = économies réelles sur les dépenses du foyer) rencontrerait un vrai succès.

 Peut-on préserver la croissance avec un idéal de décroissance ?

  • De même qu’on ne peut pas être écologiste de droite, peut-on vouloir réformer la société en étant « écolo » ?
  • Symétriquement, peut-on être écolo en n’étant pas anti-croissance ?

D’un côté, il est impératif de réfléchir à comment économiser nos ressources naturelles, environnementales et énergétiques, ne plus accentuer le réchauffement, en prenant du recul sur notre société de gaspillage. Les faits eux-mêmes, la décroissance annoncée de la production pétrolière notamment, le réchauffement climatique notamment, nous imposeront de faire mieux que réfléchir : il faudra changer.

Il paraît difficile d’engager notre société sur la voie de moins de consommation et vers plus de privation : nos concitoyens, vous, nous, avons envie de vivre correctement, de consommer, de se faire plaisir. Nous n’aimons ni les privations ni n’envisageons un retour à un état général de frugalité et de lenteur (le “slow wear, le slow food”) que la modernité nous a fait oublier.

 Pour être performant le « vert » doit être compétitif

De plus, vouloir faire prendre un virage écologique à nos sociétés modernes, basées sur de très fortes interdépendances, en baissant brutalement la consommation (pour économiser les ressources de la planète) ne serait pas socialement acceptable. Cela aurait des conséquences directes sur l’emploi et entraîneraient trop de difficultés sociales. L’économie est complexe et parfois les choix sont difficiles : privilégié les cultures locales, et biologiques, peut par exemple avoir un impact négatif sur des producteurs kenyans.

Ainsi, tout changement, fut-il motivé par des motifs pro-environnement, peut être contraire à d’autres légitimes désirs de solidarité envers les pays pauvres. Ce n’est qu’un exemple parmi bien d’autres.

La transition écologique peut elle avoir une couleur politique ?

C’est une transition douce mais déterminée qu’il faut promouvoir : substituer une consommation de biens et de services, gaspilleuse jusqu’à l’absurde parfois, à une autre qui assure un niveau de satisfaction personnelle élevé aux individus tout en économisant fortement les ressources de notre planète.

Remarquons que les partis politiques verts, fortement ancrés à gauche, ont finalement peu fait évoluer la société française et que les vedettes écolo françaises sont souvent avant tout des vedettes de télévision, pour se demander si ce n’est pas au-delà des instances politiques et médiatiques qu’il faut trouver les relais d’une vraie démocratisation écologique ?

C’est au niveau des citoyens et du tissu économique que des millions d’initiatives feront la différence. Mais ces initiatives ne se développeront que si elles ont pour résultat un bénéfice, c’est-à-dire un profit visible pour chaque acteur. L’impact du bonus-malus automobile montre bien la puissance des intérêts bien compris de chacun.

 L’intérêt de la généralisation d’une telle politique serait évident : elle  aiderait à viser une indépendance énergétique nationale sans avoir à surdimensionner une industrie nucléaire déjà très lourde, elle aiderait à diminuer la facture d’un pétrole qui sera de plus en plus rare et cher[5]. Enfin et surtout, la promotion active des comportements et investissements au niveau du consommateur contribuera à une transition de l’ »homo petroleum » vers une société plus économes de ses ressources. 

 


[1] Anne Souyris, porte-parole nationale des Verts, dépêche AFP du 21-10 -2008.

[2] Par exemple, la taxe sur le transport routier applicable en 2011 avec des compensations financières pour les transporteurs, non paiement de la taxe pour les camions empruntant les autoroutes.

 L’impact du charbon sur l’émission de C02 en fait une menace. La combustion du charbon émet 35% de gaz carbonique en plus que le pétrole, 72% de plus que le gaz naturel : http://www.consoglobe.com/ac-energies-renouvelables_1774_charbon-chinois-etouffe-planete.html

[4] Les cadeaux écolo de Noël les plus vendus par consoGlobe en décembre 2008  ont été des kits de lessives (boules de lavages, balles assouplissantes, disque anti-calcaire, sel détachant) permettant de faire des économies, loin devant les Coffrets beauté bio ou les Coffrets gourmands.

[5] La facture pétrolière représente environ 17 milliards d’euros pour la France en 2008. 50% des aliments bio consommés en France sont importés.

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L’univers en perspective

28/02/2009

La taille de l’univers est difficile à appréhender. Regardez les images ci-dessous et vous comprendrez pourquoi les étailes nous sont inaccessibles.  …

 

 

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Sans gaspillage de nourriture, la planète mangerait à sa faim

21/02/2009

Chaque jour, comme le montrent les chiffres Démographie du Planetoscope,  il y a 353 015 naissances dans le monde, soit 128,85 millions par an.  Si on prend en compte les décès,  soit environ 150 000  morts par jour pour une cause ou pour une autre, ce sont 200 000 nouvelles personnes personnes qui doivent se nourrir dans le monde.

Une agriculture mondiale suffisante pour 9 milliards de bouche ?

200.000 personnes de plus chaque jour qui ont besoin de manger… de quoi faire peur.  Pourtant ce boom démographie qui prévoit 9 milliards d’habitants d’ici 2050, ne signifie pas fatalement une famine généralisée.

  • Pourtant on semble atteindre un pic de production alimentaire dans le monde.
    • La production mondiale a atteint un record en 2008 avec 2,24 milliards de tonnes (2,22 en 2007). Le stock mondial de céréales correspond a une dizaine de semaines de consommation seulement Depuis 2000 la récolte mondiale de cereales a diminuée de 5% par habitant.
    • La production de blé de la saison 2007-2008 a atteint 607 millions de tonnes ce qui est un chiffre inférieure à la demande mondiale de blé pour la 5ème année de suite. En 2009, la consommation mondiale de blé devrait augmenter de 1% pour atteindre 450 millions de tonnes.
    • La production de céréales par habitant a atteint un pic en 1985 avec 343 kg par personne. Depuis, la hausse des rendements agricoles ne compense plus la croissance démographique et la régression des surfaces cultivables disponibles et la production par habitant a atteint un chiffre bas de 297 kg / hab en 2002.
    • Le département américain de l’agriculture (USDA) prévoit une production de 785 millions de tonnes de maïs pour 2009 soit 5,7 millions de tonnes de moins qu’en 2007/08.  La quantité de stock de maïs disponible en 2008/09 serait inférieure à celle de 2007/08 de 15,1 millions de tonnes. Ceci s’explique par la production d’éthanol à partir de maïs, étant donné que 33% de la production de maïs en 2009 est d’ores et déjà réservée à la production de bioéthanol et des biocarburants.
    • Les objectifs actuels de production d’agrocarburants à travers le monde impliquent la mobilisation de nouvelles terres pour les produire. Les études récentes estiment qu’en 2020 il faudrait utiliser au niveau mondial au moins 54 millions d’hectares de terres agricoles, soit la superficie du territoire français, avec le risque de convertir des forêts et des prairies en terres agricoles.
      Lire aussi Biocarburants, l’enfer des bonnes intentions
  • La diminution des surfaces agricoles inquiètent également :
    • Les atteintes portées aux sol sont mondiales.
      Exemple, environ 16 % de la superficie de l’Union (à 12), soit plus de 50 millions d’hectares, souffrent de dégradation, tandis que, dans les nouveaux Etats membres, elle atteint environ 35 %. Les atteintes sont variées : érosion, atteinte à la biodiversité, chute de la teneur en matières organiques, contaminations, salinisation, urbanisation.
    • Le réchauffement climatique, la déforestation et la désertification sont deux phénomènes qui ne favorisent pas la croissance agricole, bien au contraire. Déserts stables, désertification forte !
  • Les océans se vident et les chiffres de la pêche font peur :
    • Nous mangeons deux fois plus de poisson qu’en 1995 soit 16,3 kilos par habitant, soit 132 millions de tonnes contre 20 millions en 1950.
    • Alors qu’1 espèce de poisson sur 3 est menacée d’extinction, que les chalutiers vont toujours plus loin et sont toujours mieux équipés, les eaux de surface de nos océans sont de plus en plus vides et que les modèles informatiques prédisent la disparition globale de tous les stocks de poissons actuellement pêchés pour le milieu du 21ème siècle, c’est un groupe de biologistes et océanographes qui s’émeut.
    • En effet, selon eux, c’est sur l’ensemble des écosystèmes marins de la planète qu’a été sous-estimé l’impact des activités humaines. : seulement 4 % des océans restent intacts , se sont émus ces scientifiques américains le 14 février 2008.
    • Océans : c’est encore pire qu’on le pensait

L’agriculture bio ne peut pas suffire à nourrir la planète

L’agriculture biologique, malgré ses avantages sanitaires évidents peut-elle être une voie de salut ? De nombreux experts en doutent :

  • Certes, une agriculture biologique bien maîtrisée permet d’obtenir des rendements très élevés parfois et produit une alimentation sans pesticides, ni insecticides. En France, le rendement d’un hectare planté en blé bio était de 23 quintaux à l’hectare en 2007-08 contre 64,3 pour un hectare planté en blé traditionnel.
  • Pourtant les ventes de produits agricoles bio sont très insuffisantes pour “fournir”. Ces ventes de produits bio représentaient 1448 millions d’euros en 2004.  Le marché du bio est en croissance régulière depuis 1999, de en moyenne de + 9,5% par an. L’ensemble du marché alimentaire , lui, connaissait une progression de 3,6% seulement par an.  Pourtant le bio ne représente que 2% des surfaces et de la production en France.
  • La moitié des produits bio est importé en 2007 et 2008 et les surfaces cultivées ne sont pas encore suffisantes pour répondre à la demande. La conclusion s’impose : La filière bio n’arrive pas à suivre
  • L’aquaculture, elle non plus, ne peut suffire
    • L’aquaculture, alternative à la pêche en mer, croît de 8% par an et produit 45 millions de tonnes de poissons. Mais l’aquaculture de poissons pose un problème car pour nourrir les poissons carnivores (bar, daurade, saumon, mérou) il faut d’autres poissons ou de la farine de poisson.
    • Seule la conchyliculture, culture des moules, huîtres et autres coques, est relativement neutre sur l’environnement

Le boom démographie, une chance pour les superpuissances agricoles

Les subventions versées par les pays de l’OCDE aux producteurs agricoles de leurs pays par an s’élevaient à 216 milliards de dollars (en 2006) alors que 4% seulement de l’aide publique aux pays pauvres va à l’agriculture.

  • Les exportations agricoles américaines battent des records en 2008 avec 83,5 $ milliards soit 4,5 milliards de plus qu’en 2007 selon le ministère de l’agriculture américain. Cette croissance est due à  la hausse des prix des matières premières plus qu’à  celle des volumes exportés.

Certains prônent la décroissance de notre consommation pour compenser l’augmentation de la demande alimentaire. Et certes, une plus grande frugalité, une moindre consommation de viande rouge*, ne pourraient que faire du bien. Pourtant ce courant de la décroissance est contesté ou, pour le moins, pas incontournable pour résoudre le problème de sous nutrition planétaire.

Il suffirait de mettre fin au colossal gaspillage de ressources pour résoudre le problème. L’enjeu réside donc dans l’équilibre, le partage et le non gaspillage des ressources tout autant que de leur volume.

“Aujourd’hui, 20% de l’humanité consomme 80% des ressources naturelles”, soulignent les partisans de la décroissance, pour qui “si on généralisait le mode de vie et de consommation européen ou américain à la surface du globe, on aurait besoin de 5 à 8 planètes !”.

* Selon un des scénarios de prospective considéré par le GIEC, l’humanité devrait viser, en 2050, une consommation moyenne de 500 g de viande et de 1 litre de lait par semaine et par personne. Or celle-ci est actuellement de 730 g et 1,5 litre rapportée à l’ensemble de la population de la planète, mais de 1,6 kg et de 4,2 litres au Royaume-Uni.

Une meilleure efficacité alimentaire suffirait à nourrir le surplus de population

D’après un rapport du PNE, Programme des Nations unies pour l’environnement,  il suffirait d’arrêter les gaspillages multiples tout au long de la chaîne alimentaire plus nourrir tous les habitants prévus sur la planète d’ici 2050.  Une efficacité accrue, outre qu’elle permettrait de ne pas jeter des millions de tonnes de nourriture, autoriserait une moindre pression sur les terres arables et limiterait la déforestation.

  • D’après le PNUE, les pertes et gaspillage le long des systèmes de distribution alimentaires reperésent 100 milliards de dollars par an, à comparer avec les 3,5 milliards consacrés à la lutte contre la faim par le PNUE en 2008.
  • Les normes nationales amimentaires, le gaspillage des consommateurs des pays riches, l’alimentation animale (50% des céréales servent à nourrir des animaux), … sont parmi les causes principales de pertes de nourriture.
  • Au total, c’est près de la moitié de la production alimentaire mondiale qui serait perdue !
  • La pêche gaspille autant que l’agriculture :
    • Les océans sont surexploités :  seuls 0,6% des océans sont exempts d’intervention humaine aujourd’hui.
    • Un rapport de la Banque mondiale et de l’Agence de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture estime à 50 milliards de dollars par an le gaspillage dû à une mauvaise gestion des pêcheries, soit un manque à gagner, sur les trois décennies, équivalent au PIB de l’Italie !
    • 100 millions de tonnes de poissons sont pêchées chaque année dans le monde. Mais 30 millions de tonnes de poissons morts sont rejetées sans être commercialisées ni consommées : un résultat de la pêche industrielle aveugle, de prises non conformes aux goûts des consommateurs ou de tailles minimales de débarquement non respectées.
    • Ces 30 millions de tonnes gaspillées suffiraient à maintenir la moitié de niveau de consommation pour toute la future population mondiale d’ici 20050.
    • Les chiffres de la pêche du Planetoscope

A lire également :

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2009, année écolo ?

16/01/2009

Le processus de Grenelle avait soulevé l’espoir d’une révolution écologique, d’un vrai tournant dans notre approche de l’économie. Mais, malgré un processus qui a associé de nombreuses personnalités, ONG, associations écolo au pouvoir parlementaire et exécutif, la montagne de Grenelle a accouché d’une souris.

De l’aveu même des Verts, pourtant bienveillants envers le Grenelle, les résultats ont été en demi-teinte, loin des objectifs évoqués de révolution (écologique) de société. « Le Grenelle de l’environnement [a été] un épiphénomène déjà loin des soit-disant « révolution » ou même « mutation » promis par Borloo. […] Après le travail titanesque des associations pour le Grenelle, et devant l’enjeu planétaire que nos choix induisent aujourd’hui en la matière, le souriceau qui vient de naître n’est guère plus qu’une politesse faite à l’environnement »[1]

Passer à une approche individuelle de la politique écologique

De fait, ce n’est pas avec les seuls acquis du Grenelle I de l’environnement que ce fera la transformation sociale et écologiste de notre société et de nos économies. Trop de mesures en demi-teintes ou truffées d’exemptions et une vision trop « macro » et administrative des réformes ne vont pas doper la diffusion de l’écologie dans le quotidien de nos concitoyens. Prenons l’exemple des énergies renouvelables dans le contexte du Peak oil quasiment atteint :

Coincés entre la menace d’un charbon abondant pour des siècles[2]
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, une industrie nucléaire peu émettrice de C02 mais ayant l’inconvénient de mobiliser des investissements énormes avec la délicate question des déchets,  les énergies renouvelables soulèvent de nombreux espoirs. Pourtant, même en tenant compte d’une politique de promotion agressive de ces énergies renouvelables, elles ne pourront pas assurer nos besoins futurs en énergie, loin s’en faut[3]. Ce n’est pas une raison pour ne pas les promouvoir, surtout maintenant que le pétrole est à nouveau à un prix accessible.

Certes, la politique qui consiste à soutenir l’implantation de grandes unités de production solaires, éoliennes, géothermiques, … est nécessaire mais les Pouvoirs publics font trop l’impasse sur le soutien de la micro-production d’énergies. Ce n’est pas le gigantisme technologique qui nous sauvera mais bel et bien la diffusion massive d’outils d’autoproduction énergétique par les entreprises et les particuliers.

La production individuelle ou communautaire d’énergie avec toute la panoplie du Renouvelable (économies d’énergie, biomasse, solaire, photovoltaïque, panneau solaire, éolien, géothermie, aérothermie, …) passe par le soutien d’une offre et d’une demande en services et produits pour le grand public. En France, le grand public a un fort besoin de conseils et de « carottes » avant de s’engager dans cette voie et d’investir son argent. Il existe déjà des dispositifs d’incitation mais beaucoup plus pourrait être fait pour faire émerger une filière décentralisée d’outils de production de petites tailles puissante.

C’est un libéralisme vert qui, encouragé et soutenu par la demande du public, fera émerger chez de jeunes agriculteurs, des particuliers, des TPE et PME, des formes rentables d’activité économique. Une vraie économie verte ne peut se développer à la marge avec des macro-projets ou des incitations fiscales qui ne changent pas les comportements en profondeur. Les Français sont-ils prêts pour cette évolution ?

Le pouvoir d’achat au secours de l’écologie ?

Il y a des raisons d’être optimiste. L’énorme emphase mise par les médias sur les questions de pouvoir d’achat et de budget sont favorables à un virage vers des pratiques plus écologiques. Sur le portail écolo consoGlobe.com les services ou les produits faisant économiser de l’argent sur le thème « Ecologie = économies » sont particulièrement populaires[4] en cette fin d’année et l’année commence sous les auspices des « 31 bonnes résolutions » pour 2009. En un mot, on n’arrive à vraiment vendre que des produits qui font faire des économies et qui ne sont pas chers (chargeurs de piles, fontaines à eau gazeuse, boules de lavage, service de don, d’échange, ou de location).

Pour être performant le « vert » doit être compétitif

Dans le « marketing mix » de l’offre de produits écologiques, le facteur prix reste dominant. Le grand public n’est pas prêt à payer plus de 5% de surcoût pour passer à des achats de produits verts. Dans les faits, seuls les produits écolo offrant une qualité supérieure avec un prix identique se vendent réellement bien.

De même, une politique de soutien à la promotion de comportements vertueux (compost = moins de poubelles = moins de taxes sur le ramassage d’ordures) ou d’investissements personnels (isolation thermique, installation d’une pompe à chaleur, etc. = économies réelles sur les dépenses du foyer) rencontrerait un vrai succès.

Peut-on préserver la croissance avec un idéal de décroissance ?

De même qu’on ne peut pas être écologiste de droite, peut-on vouloir réformer la société en étant « écolo » ? Symétriquement, peut-on être écolo en n’étant pas anti-croissance ?

D’un côté, il est impératif de réfléchir à comment économiser nos ressources naturelles, environnementales et énergétiques, en prenant du recul sur notre société de gaspillage. Les faits eux-mêmes, la décroissance annoncée de la production pétrolière notamment, le réchauffement climatique notamment, nous imposeront de faire mieux que réfléchir : il faudra changer.

Il paraît difficile d’engager notre société sur la voie de moins de consommation et vers plus de privation : nos concitoyens, vous, nous, avons envie de vivre correctement, de consommer, de se faire plaisir. Nous n’aimons ni les privations ni n’envisageons un retour à un état général de frugalité que la modernité nous a fait oublier.

De plus, vouloir faire prendre un virage écologique à nos sociétés modernes, basées sur de très fortes interdépendances, en baissant brutalement la consommation (pour économiser les ressources de la planète) ne serait pas socialement acceptable. Cela aurait des conséquences directes sur l’emploi et entraîneraient trop de difficultés sociales. L’économie est complexe et parfois les choix sont difficiles : privilégié les cultures locales, et biologiques,( Alimentation bio, les bonnes raisons de s’y mettre) peut par exemple avoir un impact négatif sur des producteurs kenyans. Ainsi, tout changement, fut-il motivé par des motifs pro-environnement, peut être contraire à d’autres légitimes désirs de solidarité envers les pays pauvres. Ce n’est qu’un exemple parmi bien d’autres.

La transition écologique peut elle avoir une couleur politique ?

C’est une transition douce mais déterminée qu’il faut promouvoir : substituer une consommation de biens et de services, gaspilleuse jusqu’à l’absurde parfois, à une autre qui assure un niveau de satisfaction personnelle élevé aux individus tout en économisant fortement les ressources de notre planète.

Remarquons que les partis politiques verts, fortement ancrés à gauche, ont finalement peu fait évoluer la société française et que les vedettes écolo françaises sont souvent avant tout des vedettes de télévision, pour se demander si ce n’est pas au-delà des instances politiques et médiatiques qu’il faut trouver les relais d’une vraie démocratisation écologique ?

C’est au niveau des citoyens et du tissu économique que des millions d’initiatives feront la différence. Mais ces initiatives ne se développeront que si elles ont pour résultat un bénéfice, c’est-à-dire un profit visible pour chaque acteur. L’impact du bonus-malus automobile montre bien la puissance des intérêts bien compris de chacun.

L’intérêt de la généralisation d’une telle politique serait évident : elle aiderait à viser une indépendance énergétique nationale sans avoir à surdimensionner une industrie nucléaire déjà très lourde, elle aiderait à diminuer la facture d’un pétrole qui sera de plus en plus rare et cher[5]. Enfin et surtout, la promotion active des comportements et investissements au niveau du consommateur contribuera à une transition de l’ »homo petroleum » vers une société plus économes de ses ressources.

Anne Souyris, porte-parole nationale des Verts, dépêche AFP du 21-10 -2008.

[2] Par exemple, la taxe sur le transport routier applicable en 2011 avec des compensations financières pour les transporteurs, non paiement de la taxe pour les camions empruntant les autoroutes.

L’impact du charbon sur l’émission de C02 en fait une menace. La combustion du charbon émet 35% de gaz carbonique en plus que le pétrole, 72% de plus que le gaz naturel : http://www.consoglobe.com/ac-energies-renouvelables_1774_charbon-chinois-etouffe-planete.html

[4] Les cadeaux écolo de Noël les plus vendus par consoGlobe en décembre 2008 ont été des kits de lessives (boules de lavages, balles assouplissantes, disque anti-calcaire, sel détachant) permettant de faire des économies, loin devant les Coffrets beauté bio ou les Coffrets gourmands.

[5] La facture pétrolière représente environ 17 milliards d’euros pour la France en 2008.
50% des aliments bio consommés en France sont importés.

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