Le colis et la relation client : éviter le cauchemar logistique

21/12/2009

Bon, que je vous raconte un peu la réalité d’un site d’ecommerce à la peine. De quel site je parle ? De celui qui a reçu 2 prix qui le distinguent pour la qualité de son travail, d’un site qui reçoit des félicitations pour ses efforts et voit son trafic augmenter régulièrement mais voit ses efforts détruits par ses prestataires logistiques.

Vous l’avez compris, je vous parle de l’équipe de consoGlobe, à cran ces jours ci : après des mois d’efforts acharnés pour proposer une boutique, avec des produits variés, une offre à bas prix, les meilleures conditions de livraison de la concurrence,  un effort incessant en relation client … consoGlobe voit ses efforts gâchés par une livraison à ses clients défectueuse. Entre la Poste et le prestataire logistique, je pourrais choisir des dizaines d’anecdotes qui montrent qu’en amont de la chaîne e-commerce, tous les efforts sont inutiles si la livraison du colis et le colis lui-mêm ne sont pas à la hauteur.

Cela commence par votre logisticien qui n’emballe pas  bien vos colis, des mois durant, malgré vos demandes répétées :  il vous faut rembourser les clients et leur renvoyer, à votre charge, des produits en bon état.  Puis, ce prestataire oublie de faire signer par la Poste les colissimo, puis il inverse des produits dans des commandes, puis il met en rayon des produits 2 ou 3 jours après réception du fabricant, puis il oublie d’emballer les cadeaux (emballages que les clients ont payés), puis il emballe des colis qui ne doivent pas l’être.  Quelques jours avant Noël, ce bon prestataire ne “remonte” pas les commandes passées pendant tout un week end,  encore des clients qui seront livrés en retard ; certains se sont pourtant offerts la livraison éclair en Chronopost pour être sûr d’avoir leur colis le lendemain. Il va falloir leur expliquer, que 24 heures de plus seront nécessaires … Bérenger, Marie, Alexandre, Adeline, … sont sur les dents et passent leur temps à essayer de réparer les dégâts.

Ce prestataire, pourtant un pro bien connu, n’est pas seul en cause : La Poste joue sa partition. Bien des clients nous jurent qu’ils n’ont jamais, grand jamais, reçu leur colis. La Poste nous affirme que la livraison est faite.  Circulez, y’a rien à dire… Qui faut-il croire ?  Si le client a raison et n’a pas reçu son colis, La Poste ne veut rien savoir mais ne nous prouve pas que la livraison est faite.  Par principe, nous chez consoGlobe on croie nos clients et on leur demande juste une confirmation écrite de leur bonne foi (pour nous aider à négocier) : mais si on envoie 2 colis à ces clients “pas livrés”, on coule en un mois… que faire ?!

Avec Collissimo suivi, vous savez que votre colis est bien perdu… super ! si vous voulez une preuve, faut faire signer le client à la réception, mais c’est bien plus cher et moins pratique pour le client s’il n’est pas chez lui à l’heure du facteur. Je ne reviens pas sur le nombre de colis jamais arrivé, ou volés, … ni même sur les retards de livraison. En tant que client, quand mon colis est en retard,  je suis mécontent du site et je lui en tiens rigueur… même si le site n’y est pour rien. 

Dans ce contexte, consoGlobe, pour offrir plus de fiabilité à ses clients décident de leur offrir la livraison en relais colis à partir de 15€, ce qu’aucun autre site “écolo” ne fait. Ouf, se dit-on avec ces relais colis, cette filiale de la Redoute va nous donner une bonne qualité de service. Tout se passe à peu près correctement jusque … décembre. Ce matin, on découvre qu’une trentaine de commandes qui auraient arriver depuis 15 jours sont … on ne sait pas trop où… Sogep, soit les Relais Colis, ne sait pas où ils sont. En catastrophe, on décide de renvoyer en collissimo leurs commandes à nos clients pour qu’ils reçoivent leurs paquets avant le 25. Evidemment, le coût est énorme : 2 fois le prix des produits, 2 fois le coûts de la logistique et du transport….

Les clients de consoGlobe ont beau apprécier les produits, la qualité des guides d’achats, des articles, des explications, les 4% de points de fidélité sur chaque achat et la livraison offerte… certains nous excusent avec indulgence et leur compréhension nous invite à faire encore plus pour eux. Mais certains s’énervent (on peut les comprendre) et se répandent sur des blogs, ou auprès de leurs amis… autant de clients perdus au grand désarroi de l’équipe qui s’est pourtant démené autant que faire se peut …

Alors, si vous voulez le nom de prestataires ou des conseils pour mieux gérer le colis appelez nous car, c’est connu, c’est dans la difficulté qu’on apprend le plus. N’oubliez pas, le colis devrait être le point final à votre politique de qualité dans la relation client. Un prestataire mal choisi ou mal cadré, un service public incontroblable peuvent ruiner vos efforts.

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consoGlobe grand prix du site éthique, c’est fait

28/11/2009

Bon, ben voilà, c’est fait : la fevad, autrement dit, la profession de la vente à distance et de l’ecommerce, a attribué ses prix 2009. Amazon.fr est le grand gagnant et consoGlobe remporte le prix “Ethique”. De quoi encourager la stratégie du site à incarner de mieux en mieux les aspirations pro-environnementales et éthiques des consommateurs français.

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consoGlobe, 2 prix de l’entreprise éthique

21/11/2009

On pourra le confirmer très bientôt mais selon des indiscrétions, il semble que consoGlobe ait été nominé puis primé lors de 2 compétitions :

- la Fevad - qui réunit la profession de la vente à distance et de l’ecommerce - remet tous les ans ses prix des Favoris de l’e-commerce français : le vendredi 26 novembre 09, consoGlobe est convoqué pour … recevoir le Grand prix de la catégorie “éthique”.

- Début décembre, c’est le réseau Alliances qui remettra à son tour le prix de l’entreprise éthique. Le but de ce prix Ethique ? Récompenser les entreprises qui font plus que les obligations légales en matière d’éthique et de responsabilité sociale. consoGlobe a été retenue parmi les finalistes pour récompenser non seulement sa vocation qui consiste à convertir les consommateurs à une consommation éthique et durable mais aussi pour ses autres engagements.

Parmi ces engagements éthiques de consoGlobe, qui vont au-delà de son activité normale, citons son très grand soutien du projet Professionnel d’un jour pour les étudiants, sa politique salariale et sociale, ses colis écologiques, le soutien de l’association Achat du coeur et son traitement du service client. Bref, une reconnaissance pour cette jeune entreprise portée par une équipe engagée.

Rendez vous dans quelques jours pour connaître le résultat définitif de ces 2 prix de l’entreprise éthique.

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La Banque de France poignarde les PME

17/10/2009

Dans la série des chroniques d’entrepreneur, voici le récit d’une mésaventure de la semaine.

La semaine passée donc, alors que nous voulions payer des fournisseurs de produits à destination de la boutique écologique de notre portail. Le compte en ligne de notre banque, la BNP, ne fonctionne pas. Stupeur !

Petite enquête : notre compte est largement créditeur, nous n’avons eu aucun incident de paiement. Coup de fil à la BNP qui nous informe que la Banque de France a bloqué nos comptes pour incident de paiement.

Que s’est-il passé ?

Nous avons fermé il y a 3 mois un compte dans une autre banque, la Banque Populaire de Paris. Cette banque s’est vu présenter un chèque de 21,20 euros émis par nous …. il y a 10 mois. ! La banque Pop rejette le chèque  et déclare un “incident de paiement” à la Banque de France plutôt que de nous passer un coup de fil par exemple.  L’agence bancaire a-t-elle respecter la mention “compte clot” ? Elle l’affirme, mais alors pourquoi cet incident ? Pourquoi l’agence, qui nous connait bien, n’a-t-elle pas dirigé le porteur du chèque vers nous  ?

Instantanément le blocage prend effet, sans délai et il nous est impossible de faire un quelconque virement avec aucun établissement bancaire. Résultat : plusieurs fournisseurs qui devaient nous livrer ne le font pas ; certains produits sont pour les cadeaux de Noël, ça passe. En revanche, plusieurs livraisons sont différées qui devaient alimenter notre boutique immédiatement.

Les conséquences sont immédiates,  nous ne mettons pas en vente les produits prévus, et faute d’offre, nos ventes plongent, et ce mois ci nous allons faire des pertes.

Moi qui croyais que la Banque de France ne servait quasiment plus à rien que maintenir de l’emploi dans les régions à l’heure de la Banque centrale européenne, je me trompais : la Banque de France sous prétexte de nous punir de ne pas avoir payé un chèque vieux de près d’un an (pour 21 euros) - avec un compte bancaire qui n’existe plus - empêche une PME de payer tous ses autres fournisseurs et la met en difficulté. Belle logique non ? Vous trouvez ça normal ?

PS : pour ceux qui veulent savoir la suite : il a fallu rouvrir l’ancien compte, le créditer d’une provision de 21 € (au cas où sous un an et 8 jours cet énorme chèque serait représenté). Qui va payer tous les frais de tenue de compte (on avait quitté cette banque à cause de ses frais trop élevés…) ?  Pas la Banque de France, elle a trop à faire : il faut de 3 semaines à un mois pour que la situation revienne à la normale.

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Transpole, en monopole, fait de la pub !

05/04/2009

Que je sache, Transpole, le transporteur public du grand Lille, est situation de monopole. Pas de concurrent dans les transports publics ; impossible de choisir un tramway ou un métro géré par une autre entreprise.

Coluche avait raison, tout comme on se demandait pourquoi EDF en position de monopole dépensait des millions pour faire de la pub à la télé, on se demande bien pourquoi transpole se paie une méga campagne d’affichage en 4 x 3 ?

La dernière pub de Transpole évoque bien plutôt consoGlobe, le site écolo, plutôt que les transports publics : on y voit deux personnes en T-shirts, l’un en vert, écolo, l’autre en rouge, économique.

La première fois que je l’ai vu, j’ai pensé que cette pub émanait d’une entreprise écologique… ben non.

Transpole est si parfaite sur le plan Transports qu’elle communique de manière décalée. Bon. Au fait ? Vous savez combien coûte une campagne de pub de cet acabit ? Mieux vaut ne pas vous le dire …. des millions de tickets.

Et le budget de Transpole est si florissant que Transpole, dont les fonds sont publics, se paie ce que bien des PME privées ne peuvent pas se payer…

Au fait, à propos d’écologie… Transpole ferait mieux d’ajuster ses tarifs. J’habite à 7 stations de Lille Flandres : je fais l’effort de ne pas polluer quand je vais en ville.  Un ticket de tram coûte 1,25 €.

1,25 € pour 7 mn et 2 km !! qui dit mieux ? Je ne vois pas comment on va expliquer que les Transports publics sont moins chers que la voiture. Imaginez vouloir faire un aller retour de chez moi, à 4, par exemple samedi après midi. C’est 12 euros !! 

C’est fini j’arrête le tram… et je reprends la voiture, plus économique.

Alors Transpole ferait mieux de dépenser l’argent public à ajuster ses tarifs pour mieux favoriser l’abandon de la voiture… plutôt que se payer des campagnes nombrilistes et à côté de la plaque avec les impôts locaux.

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Entreprises et management manipule les interviews

27/03/2009

Depuis que je traîne mes guêtres dans l’ecommerce (depuis 1993… aïe !), j’ai l’habitude de donner des interviews à la presse, notamment écrite.

  • Il arrive très souvent que les articles ne reflètent pas vraiment ce que vous avez dit au journaliste, soit parce qu’il ne mentionne qu’un des points en particulier au détriment de tout le reste d’une conversation, soit parce que le journaliste résume dans des phrases réécrites votre pensée en quelques mots.
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  • Avec un peu d’habitude et avec des journalistes sérieux, on s’y retrouve car bien que n’ayant pas prononcé les phrases imprimées, elles reflètent peu ou prou ce que vous avez dit. Ceux qui sont souvent dans la presse me comprendront…

Le magazine du nord, gratuit et local , Entreprises et Management a publié un dossier sur Les petits génies du Net : une interview tout à fait normale avec une jeune journaliste qui m’a paru bien compétente et intelligente. On parle du cas consoGlobe et de pourquoi on est devenu si important dans notre domaine, les avantages offerts à nos membres , bla bla bla.

Surprise, l’article publié parle surtout de ma personne et de mon parcours et bien peu de consoGlobe. Je ne parle de moi que quand il le faut pour consoGlobe sinon le sujet c’est le projet pas moi. Là, je suis qualifié de “trublion”, why not ? Mais la mauvaise surprise est dans l’invention de mes propos : non seulement ils ne sont pas une déformation de mes phrases mais ils sont inventés.

Entreprises et management explique qu’après les robes de luxe de chez Harrods je me retrouve dans l’écologie…. Je n’ai jamais bossé dans les robes de luxe mais bon… là où c’est grave, c’est qu’on annonce que j’ai démissionné du vénérable magasin londonien. Ce qui est non seulement totalement inventé mais fait en des termes que je ne tiendrais jamais :  “Je leur ai claqué ma dem‘”…. élégant.

L’embêtant c’est que je me suis engagé à ne jamais parler de mon départ de chez Harrods. Là, j’ai l’air d’en parler dans la presse, cool. Harrods et son dirigeant si prompt à dégainer ses avocats apprécieront.

Moi qui essaie de valoriser une éthique personnelle et l’action éthique de consoGlobe, me voilà à expliquer à ceux qui ont lu l’article que faut pas croire tout ce qu’on lit…

J’appelle la rédaction en chef d’Entreprises et management qui m’explique que l’article a malencontreusement fait l’objet d’une réécriture à la mise en page ou par la journaliste. C’est pas très clair… “on est désolé, c’est malheureux, etc.”. Je croise les responsables quelques jours plus tard qui m’expliquent que ce n’est pas bien grave.

  • Le plus marrant :  j’apprends de la part d’une personnalité très très bien informée des médias du nord (et qui connait bien le titre dont je parle) que d’autres que moi ont eu des mésaventures désagréables avec ce titre. Par charité je ne m’étends pas, d’autant plus que je n’ai pas de preuve formlle mais bon j’ai confiance en ce pro.
    Il m’explique que ce ne sont pas les journalistes pigistes ou les petites mains d’Entreprises et management qui retouchent les textes mais les patrons quand ils trouvent que les papiers ne sont pas assez pêchus.  Sans commentaire.
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  • Le magazine veut s’inspirer du magazine Capital dont est issu son dirigeant. Il  est d’ailleurs bien fait et attractif à première vue mais il aura du mal à retrouver ma confiance : derrière une présentation séduisante quelle est la part du bidouillage dans l’information publiée dans Entreprises et management ?

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bio-magazine plagie les contenus de consoGlobe

20/03/2009

consoGlobe publie de très nombreux articles sur l’écologie qui sont rédigés par des rédacteurs et postés chaque jour sur tous les sujets de l’écologie.

Après radins.com, site de chasseurs d’astuces économiques, dont certains rédacteurs ont copié-collé les astuces écolo de consoGlobe pour les présenter comme les leurs, nous voici à nouveau avec un cas de plagiat répété.

C’est sur le site bio-magazine que nous avons retrouvé de très nombreux articles de consoGlobe “pompés” en intégralité ! Ces articles ne signalent même pas leur source … et reprennent in extenso plusieurs rubriques de consoGlobe parmi les plus appréciées (les zooms sur les produits verts, les actualités écolo, etc).

Impossible, à première vue, d’entrer en contact avec un responsable de ce site. On vous tient au courant.

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La crise au secours de l’environnement

11/03/2009

On ne s’en étonne pas, autant l’accélération de la consommation de ressources accentue la surexploitation des ressources naturelles consommées, autant la crise ralentit ce prélèvement sur l’environnement. Plusieurs des industries les plus sales vont disparaître grâce au ralentissement économique.

La crise fait ce que les politiques vertes n’ont pas réussi

Depuis 20 ans beaucoup d’industries polluantes ont migré dans des pays où les contraintes règlementaires en matière d’environnement sont moins strictes et parfois de simples recommandations.

La récession économique impacte en priorité les industries et usines les moins performantes, les moins modernes, les plus polluantes.

  • En Chine par exemple, des milliers d’usines du Delta de la Rivière des Perles ont fermé leurs portes  depuis plusieurs mois, qu’il s’agisse de pièces automobiles, d’électronique ou de produits de consommation courante. Le passage d’un taux de croissance de 13% en 2007 à 6,8% au 4ème trimestre 2008 a eu un impact majeur dans les villes exportatrices de la côte. Ainsi à Dongguan où 10% des 22 000 usines ont fermé en un an. Dans la province du Zheijang au sud de Changaï, plus de 60 000 petites usines ont fermé. Les survivantes ont réduit leur production et par conséquence réduit les transports terrestres émetteurs de gaz d’échappement. L’air est visiblement plus respirable avec 65 journées avec pics de pollution en moins par rapport à 2007. La pression due au flot de déchets s’est allégée.
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  • Au Mexique, les usines tournevis de Ciudad Juarez, de Monterrey ou de Toluca ont réduit leurs expéditions vers les Etats-Unis de 40%.
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  • En Inde, des usines métallurgies vétustes, fortement émettrices de dioxyde de soufre responsable des pluies acides, ont été fermées dans la région de New Dehli : -85% d’émission en octobre 2008 par rapport à octobre 2007 selon Newsweek.
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  • En Europe, on estime que la crise économique actuelle va permettre d’économiser l’émission de 100 millions de tonnes de C02 du fait d’une moindre activité des acteurs économiques, ce qui aura un impact modérateur du réchauffement climatique.  Aux USA, les émissions de dioxyde de carbone économisées seront du même ordre.

En soi, compter sur la crise pour nettoyer notre modèle économique ne peut évidemment pas être une stratégie fiable à moyen terme. Cependant, il est clair que l’élimination des dispositifs économiques polluants et vétustes, accompagné de la modernisation de ce qui survit à la crise, est une opportunité.

Une mutation écologique forcée par le ralentissement économique

Le Brésil est un exemple évident du bénéfice environnemental de la crise : la déforestation de la forêt primaire* d’Amazonie a diminué de 70% en 2008 de novembre à janvier par rapport à 2007. Carlos Minc, le ministre brésilien de l’environnement, l’a bien noté : « le cours du soja chute et la réduction du prix des matières premières va réduire la pression sur la forêt ».

La moindre consommation dans les pays occidentaux a pour conséquence une diminution des exportations de bois, ce qui ne peut que calmer les chiffres effarants de la déforestation dans le monde.

  • Près des deux tiers des 200 millions de tête de bétails du Brésil paissent là où il y avait jadis la forêt primaire. La chute de 51% des prix de la viande de boeuf** en un an ajouté à la raréfaction des crédits accordés aux agriculteurs sont autants de répit pour la forêt.
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  • Mieux, la FAO estime que 10 millions de nouveaux “emplois verts” pourraient être créés en investissant dans la gestion durable des forêts : les Etats-Unis et la République de Corée, ont inclus la foresterie dans leurs plans de relance économique. De même, le reboisement est un volet important du programme de garantie de l’emploi rural en Inde..
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  • Hervé Kempf dans le Monde du 21 octobre 2008, explique que la contraction du trafic aérien qui ralentit et des ventes d’automobiles « devrait mécaniquement réduire les émissions de gaz à effet de serre ». Il mentionne aussi « le ralentissement de l’immobilier [qui] va freiner l’étalement urbain » et « des projets d’infrastructures détruisant des écosystèmes naturels [qui] pourraient être remis en cause du fait de leur mauvaise rentabilité ».
  • La tentation de l’autruche face la crise

    Il y a un risque de voir les gouvernements oublier la nécessité de soutenir et favoriser la lutte contre le réchauffement climatique pour se concentrer sur la gestion immédiate de la crise. La préoccupation écologique risque de se retrouver oubliée face à la pression du chômage et du pouvoir d’achat. Les  Autorités allemandes ont freiné l’adoption de normes de pollution automobile contraignantes et les différents plans de soutien en faveur de l’automobile ne sont pas franchement pro-environnement.

  • Certains chefs d’entreprise, notamment en Chine, essaient de faire pression sur les autorités pour qu’elles allègent les reglémentations écologiques qui seraient un frein à leur compétitivité.  Beaucoup d’autres veulent éviter ce qui serait un contre-sens historique en faisant d’une contrainte, la crise, une opportunité, celle de mettre du vert dans la relance.Cette volonté de doper le green business comme levier de sortie de crise ne prévaut pas que dans le plan Obama ou en Suède.Même le premier ministre chinois, Wen Jiabao, veut que son plance de relance de 585 milliards de dollars aide à rendre l’”économie plus verte”. Le Ministre de l’environnement chinois a d’ailleurs rejeté 11 projets sous le prétexte qu’ils consommaient trop d’énergie ou étaients trop polluants.
  • Mme Lins, la Secrétaire générale du Conseil Européen des Energies Renouvelables, estime que la crise aura un impact sur les politiques publiques : « les investisseurs publiques vont se tourner vers des énergies renouvelables et des études énergétiques ; ce sont des investissements dont les coûts sont inférieurs à ceux des infrastructures d’énergies conventionnelles ».
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  • Face à la crise, les constructeurs automobiles multiplient les annonces d’investissement dans les technologies propres comme la voiture électrique.

    Une mutation de fond de notre modèle économique ?

    A notre niveau, celui des citoyens consommateurs, l’attention portée à notre budget fait nous tourner vers des produits générant des économies : or beaucoup de ces produits sont des produits écologiques (chargeurs de piles ou de téléphone solaire ou à manivelle, économiseurs d’eau, panneaux solaires, récupérateurs d’eau de pluie, etc.) Par ailleurs, la crise nous incite à mieux conduire pour moins consommer de carburant.

Décidemment, dans cette crise tout n’est pas si noir… voyons-en les côtés positifs.

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* Entre 13 et 15 millions ha de forêts/ an disparaissent chaque année.

** Il faut un litre de pétrole et 10000 litres d’eau pour produire 1 kilo de viande. 273 millions de tonnes de viandes sont produites chaque année dans le monde. L’élevage intensif de bovins occupe 30 % des surfaces émergée de la terre, les animaux laitiers et de boucherie représentent 20 % de toute la biomasse animale. Ce secteur est responsable de 18 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

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La crise au secours d’un Grenelle moribond

01/03/2009

Le processus de Grenelle avait soulevé l’espoir d’une révolution écologique, d’un vrai tournant dans notre approche de l’économie. Mais, malgré un processus qui a associé de nombreuses personnalités, ONG, associations écolo au pouvoir parlementaire et exécutif, la montagne de Grenelle a accouché d’une souris.

 De l’aveu même des Verts, pourtant bienveillants envers le Grenelle, les résultats ont été en demi-teinte, loin des objectifs évoqués de révolution (écologique) de société. « Le Grenelle de l’environnement [a été] un épiphénomène déjà loin des soit-disant « révolution » ou même « mutation » promis par Borloo. […] Après le travail titanesque des associations pour le Grenelle, et devant l’enjeu planétaire que nos choix induisent aujourd’hui en la matière, le souriceau qui vient de naître n’est guère plus qu’une politesse faite à l’environnement »[1]

Passer à une approche individuelle de la politique écologique

 De fait, ce n’est pas avec les seuls acquis du Grenelle I de l’environnement que ce fera la transformation sociale et écologiste de notre société et de nos économies. Trop de mesures en demi-teintes ou truffées d’exemptions et une vision trop « macro » et administrative des réformes ne vont pas doper la diffusion de l’écologie dans le quotidien de nos concitoyens. Prenons l’exemple des énergies renouvelables dans le contexte du Peak oil quasiment atteint :

 Coincés entre la menace d’un charbon abondant pour des siècles[2], une industrie nucléaire peu émettrice de C02 mais ayant l’inconvénient de mobiliser des investissements énormes avec la délicate question des déchets, les énergies renouvelables soulèvent de nombreux espoirs. Pourtant, même en tenant compte d’une politique de promotion agressive de ces énergies renouvelables, elles ne pourront pas assurer nos besoins futurs en énergie, loin s’en faut[3]. Ce n’est pas une raison pour ne pas les promouvoir, surtout maintenant que le pétrole est à nouveau à un prix accessible.

Certes, la politique qui consiste à soutenir l’implantation de grandes unités de production solaires, éoliennes, géothermiques, … est nécessaire mais les Pouvoirs publics font trop l’impasse sur le soutien de la micro-production d’énergies. Ce n’est pas le gigantisme technologique qui nous sauvera mais bel et bien la diffusion massive d’outils d’autoproduction énergétique par les entreprises et les particuliers.

La production individuelle ou communautaire d’énergie avec toute la panoplie du Renouvelable (économies d’énergie, biomasse, solaire, photovoltaïque, panneau solaire, éolien, géothermie, aérothermie, …) passe par le soutien d’une offre et d’une demande en services et produits pour le grand public. En France, le grand public a un fort besoin de conseils et de « carottes » avant de s’engager dans cette voie et d’investir son argent. Il existe déjà des dispositifs d’incitation mais beaucoup plus pourrait être fait pour faire émerger une filière décentralisée d’outils de production de petites tailles puissante.

C’est un libéralisme vert qui, encouragé et soutenu par la demande du public, fera émerger chez de jeunes agriculteurs, des particuliers, des TPE et PME, des formes rentables d’activité économique. Une vraie économie verte ne peut se développer à la marge avec des macro-projets ou des incitations fiscales qui ne changent pas les comportements en profondeur. Les Français sont-ils prêts pour cette évolution ?

 

Le pouvoir d’achat et la crise au secours de l’écologie ?

 Il y a des raisons d’être optimiste. L’énorme emphase mise par les médias sur les questions de pouvoir d’achat et de budget sont favorables à un virage vers des pratiques plus écologiques. Sur le portail écolo consoGlobe.com les services ou les produits faisant économiser de l’argent sur le thème « Ecologie = économies » sont particulièrement populaires[4]

en cette fin d’année et l’année commence sous les auspices des « 31 bonnes résolutions » pour 2009.

En un mot, on n’arrive à vraiment vendre que des produits qui font faire des économies et qui ne sont pas chers (chargeurs de piles, fontaines à eau gazeuse, boules de lavage, service de don, d’échange, ou de location). 

 Dans le « marketing mix » de l’offre de produits écologiques, le facteur prix reste dominant. Le grand public n’est pas prêt à payer plus de 5% de surcoût pour passer à des achats de produits verts. Dans les faits, seuls les produits écolo offrant une qualité supérieure avec un prix identique se vendent réellement bien.

De même, une politique de soutien à la promotion de comportements vertueux (compost = moins de poubelles = moins de taxes sur le ramassage d’ordures) ou d’investissements personnels (isolation thermique, installation d’une pompe à chaleur, etc. = économies réelles sur les dépenses du foyer) rencontrerait un vrai succès.

 Peut-on préserver la croissance avec un idéal de décroissance ?

  • De même qu’on ne peut pas être écologiste de droite, peut-on vouloir réformer la société en étant « écolo » ?
  • Symétriquement, peut-on être écolo en n’étant pas anti-croissance ?

D’un côté, il est impératif de réfléchir à comment économiser nos ressources naturelles, environnementales et énergétiques, ne plus accentuer le réchauffement, en prenant du recul sur notre société de gaspillage. Les faits eux-mêmes, la décroissance annoncée de la production pétrolière notamment, le réchauffement climatique notamment, nous imposeront de faire mieux que réfléchir : il faudra changer.

Il paraît difficile d’engager notre société sur la voie de moins de consommation et vers plus de privation : nos concitoyens, vous, nous, avons envie de vivre correctement, de consommer, de se faire plaisir. Nous n’aimons ni les privations ni n’envisageons un retour à un état général de frugalité et de lenteur (le “slow wear, le slow food”) que la modernité nous a fait oublier.

 Pour être performant le « vert » doit être compétitif

De plus, vouloir faire prendre un virage écologique à nos sociétés modernes, basées sur de très fortes interdépendances, en baissant brutalement la consommation (pour économiser les ressources de la planète) ne serait pas socialement acceptable. Cela aurait des conséquences directes sur l’emploi et entraîneraient trop de difficultés sociales. L’économie est complexe et parfois les choix sont difficiles : privilégié les cultures locales, et biologiques, peut par exemple avoir un impact négatif sur des producteurs kenyans.

Ainsi, tout changement, fut-il motivé par des motifs pro-environnement, peut être contraire à d’autres légitimes désirs de solidarité envers les pays pauvres. Ce n’est qu’un exemple parmi bien d’autres.

La transition écologique peut elle avoir une couleur politique ?

C’est une transition douce mais déterminée qu’il faut promouvoir : substituer une consommation de biens et de services, gaspilleuse jusqu’à l’absurde parfois, à une autre qui assure un niveau de satisfaction personnelle élevé aux individus tout en économisant fortement les ressources de notre planète.

Remarquons que les partis politiques verts, fortement ancrés à gauche, ont finalement peu fait évoluer la société française et que les vedettes écolo françaises sont souvent avant tout des vedettes de télévision, pour se demander si ce n’est pas au-delà des instances politiques et médiatiques qu’il faut trouver les relais d’une vraie démocratisation écologique ?

C’est au niveau des citoyens et du tissu économique que des millions d’initiatives feront la différence. Mais ces initiatives ne se développeront que si elles ont pour résultat un bénéfice, c’est-à-dire un profit visible pour chaque acteur. L’impact du bonus-malus automobile montre bien la puissance des intérêts bien compris de chacun.

 L’intérêt de la généralisation d’une telle politique serait évident : elle  aiderait à viser une indépendance énergétique nationale sans avoir à surdimensionner une industrie nucléaire déjà très lourde, elle aiderait à diminuer la facture d’un pétrole qui sera de plus en plus rare et cher[5]. Enfin et surtout, la promotion active des comportements et investissements au niveau du consommateur contribuera à une transition de l’ »homo petroleum » vers une société plus économes de ses ressources. 

 


[1] Anne Souyris, porte-parole nationale des Verts, dépêche AFP du 21-10 -2008.

[2] Par exemple, la taxe sur le transport routier applicable en 2011 avec des compensations financières pour les transporteurs, non paiement de la taxe pour les camions empruntant les autoroutes.

 L’impact du charbon sur l’émission de C02 en fait une menace. La combustion du charbon émet 35% de gaz carbonique en plus que le pétrole, 72% de plus que le gaz naturel : http://www.consoglobe.com/ac-energies-renouvelables_1774_charbon-chinois-etouffe-planete.html

[4] Les cadeaux écolo de Noël les plus vendus par consoGlobe en décembre 2008  ont été des kits de lessives (boules de lavages, balles assouplissantes, disque anti-calcaire, sel détachant) permettant de faire des économies, loin devant les Coffrets beauté bio ou les Coffrets gourmands.

[5] La facture pétrolière représente environ 17 milliards d’euros pour la France en 2008. 50% des aliments bio consommés en France sont importés.

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L’univers en perspective

28/02/2009

La taille de l’univers est difficile à appréhender. Regardez les images ci-dessous et vous comprendrez pourquoi les étailes nous sont inaccessibles.  …

 

 

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